Semaine du 03 au 08 février 2020
Le Président de la République Faustin Archange Touadéra a commencé les audiences de la semaine avec une délégation du Conseil Economique, Social et Environnemental français conduite par sa Vice-Présidente en charge de la Coopération internationale Madame Carole Couvert.
Cette audience accordée le lundi 3 février 2020 au Palais de la Renaissance s’est déroulée en présence d’Eric Gerard, Ambassadeur de France en République Centrafricaine, d’Alfred POLOKO, Président du Conseil Economique et Social centrafricain et de Jean-Marie Cambaceres.
Le Conseil Economique, Social et Environnemental français (C.E.S.E.) est une assemblée consultative chargée de conseiller le Gouvernement et le Parlement français sur l’élaboration des lois et sur les orientations de politiques publiques. Il collabore avec ses homologues au niveau territorial et international.
La délégation conduite par Madame Carole Couvert est venue à Bangui examiner les voies et moyens pour la mise en œuvre de la convention signée en septembre 2019 entre les deux institutions centrafricaine et française. Le C.E.S.E. à la française est un outil de réforme et de changement au service de ceux qui légifèrent et qui décident, son expertise peut être bénéfique pour le jeune Conseil Economique Social centrafricain.
Ce voyage, dit-elle, lui a permis de s’imprégner de la situation politique et sociale de la République Centrafricaine.
Cette équipe conduite par l’Expert Américain Mario Tavolai et d’Emmanuel Saavedra, Directeur au Département d’Etat travaille auprès de l’Unité d’Exécution du Programme National DDRR-RS.
L’autre audience du mardi 4 février porte sur la fourniture de l’eau et l’électricité dans les villes et villages du pays : une des grandes priorités du Président de la République Faustin Archange Touadéra.
Au niveau de Bangui, on peut citer les travaux de construction du champ solaire de Danzi sur la route de Boali et la pose de la première pierre du champ solaire de Sakaï.
L’audience ainsi accordée à Grégoire Verhaeghe, PDG du Groupe InnoVent et son équipe traite du projet de construction à Bossangoa, Berbérati et Bouar de centrales solaires de 5 MW capables d’alimenter ces capitales régionales en électricité.
InnoVent est une société de développement et d’exploitation de parcs éoliens et solaires en France et en Afrique. Créée en 2001, InnoVent est présente dans une dizaine de pays africains. Son expérience est reconnue dans le domaine de l’énergie renouvelable. Sa technologie est adaptée aux villes de taille moyenne au plus près de la population.
Sa présence en République Centrafricaine constitue un atout pour un pays comme le nôtre doté d’un potentiel éolien et d’un ensoleillement permanent.
Le Gestionnaire de fonds Noah Zahrobsky a rencontré au Palais de la Renaissance le mercredi 5 février 2020 le Président de la République Faustin Archange TOUADERA pour l’informer sur les financements obtenus du Fonds Mondial pour la Santé en faveur de la lutte contre le VIH/Sida, le Paludisme et la Tuberculose. Ces 3 fléaux touchent fortement notre population.
Les échanges ont porté sur les préparatifs des subventions à venir pour la période 2021/2023 estimées à 123 millions d’euros et destinées à éradiquer des pandémies du VIH/Sida, le paludisme, la tuberculose et renforcer le système de santé en République Centrafricaine.
Le 6 février 2020 Il y’a un an, le Président de la République Faustin Archange TOUADERA a apposé sa signature au nom de la République Centrafricaine au bas d’un document historique qui marquera la volonté du peuple centrafricain de travailler au retour définitif de la paix, la sécurité, la réconciliation et le vivre-ensemble dans notre pays.
Ce 6 février 2019 a fait naître :
L’ACCORD POLITIQUE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION
Ce document synonyme d’espoir de paix est passé par plusieurs étapes. Qu’en est-il un an après ?
C’est pour répondre à cette question que le Président de la République, Chef de l’Etat a réuni autour de lui les différents protagonistes pour une cérémonie commémorative au Palais de la Renaissance pour le premier anniversaire de l’APPR-RCA.
Le moment était venu de faire un récapitulatif des objectifs atteints et des défis à relever afin de se projeter dans les échéances à venir.
Dans les différentes interventions de la journée, l’unanimité s’est faite pour dire que l’Accord du 6 février 2019 a réduit véritablement les violences dans de nombreuses régions du pays malgré quelques poches de résistance. Cet accord est aujourd’hui un socle de dialogue qui permet de régler pacifiquement les différends.
Dans une allocution solennelle, Le Président de la République a rappelé que l’Accord de Bangui comporte des engagements pris par le gouvernement et des engagements pris par les groupes armés.
Force est de constater que le gouvernement de la république a respecté la plupart de ces engagements en matière de paix et sécurité, sur le plan judiciaire avec la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation, sur le plan politique avec le gouvernement inclusif, les projets de lois sur la décentralisation, les partis politiques et le statut des anciens Chefs d’Etat. Malgré cela, les mauvaises habitudes ont la peau dure et persistent encore. Un an après la signature de l’Accord, on note des violences sur les civils et les ONG, des taxations illégales, des restrictions de mouvements et occupations de sites miniers.
Le Président de la République Faustin Archange Touadéra a annoncé avec gravité que la période d’observation est dépassée et qu’il est venu le moment d’emprunter la voie de la fermeté pour que l’Accord soit véritablement respecté.
Le Chef de l’Etat centrafricain, pour finir, en appelle aux amis et partenaires qui nous accompagnent à nous apporter leur appui pour la levée totale de l’embargo qui pénalise nos Forces de défense et de sécurité dans leur mission de sécurisation du territoire national.
L’Accord de Paix enregistre de plus en plus la contribution de tous les hommes épris de paix à l’instar de ceux qui se sont rendus massivement à la Salle de Cinéma du Palais de la Renaissance à l’invitation du Président de la République, Chef de l’Etat.
Toutes les hautes personnalités de la République étaient rassemblées, les diplomates, les leaders des partis politiques, les confessions religieuses, les responsables des groupes armés, les composantes de la société civile, les anciens Chefs d’Etat, les anciens Premiers Ministres sans oublier les Garants et Facilitateurs de l’Accord.
La CBCA (la Commercial Bank Centrafrique) fait peau neuve avec le lancement des travaux de construction de son nouveau Siège à Bangui. La cérémonie présidée par le Professeur Faustin Archange TOUADERA en présence de très hautes personnalités s’est déroulée dans la capitale centrafricaine le vendredi 7 février dans l’après-midi.
Le nouveau siège de la CBCA dont la construction va durer 8 mois vient ainsi allonger la liste des établissements publics construits dans le cadre de la modernisation des services publics voulue par le Président de la République, Chef de l’Etat.
La longue histoire de CBCA date de sa création en 2002. Née de la fusion de deux groupes bancaires français dans les années 70, l’UBAC (l’Union Bancaire en Afrique Centrale), à l’époque, va devenir CBCA en 2002 sous le contrôle du Groupe Camerounais Fotso majoritaire jusqu’en 2009.
Quatre ans plus tard en 2013, l’Etat centrafricain va devenir actionnaire majoritaire à hauteur de 85 % du Capital.
La construction de cet établissement est une nécessité vitale, comme l’explique dans son discours de circonstance Hervé KOGBOMA YOGO, Directeur Général de la CBCA. De 15.000 clients à ses débuts, elle est passée aujourd’hui à 50.000 clients. Ce bâtiment de 3 étages dont le coût de construction est estimé à 1 milliard 400 millions de francs CFA abritera 73 bureaux et un peu moins de 200 salariés.
Pour le Ministre de tutelle chargé des Finances et du Budget Henri-Marie DONDRA, la présence du Président de la République à cette cérémonie témoigne de l’importance qu’il accorde au système bancaire centrafricain engagé dans une politique d’inclusion financière et de soutien à l’économie du pays.
Cette infrastructure doit aider la CBCA à se positionner à l’international et aussi à se positionner comme actrice de dynamisation de l’économie centrafricaine. Fin de citation.
Vous venez de suivre l’essentiel de l’actualité du Président de la République, Chef de l’Etat, je vous souhaite un très bon week-end.
Le Ministre Délégué,
Conseiller en Communication,
Porte-Parole de la Présidence
Albert Yaloké MOKPEME