Discours du Président de la République à l’occasion du premier anniversaire de la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation

7 Février 2020

Bangui, le 6 FEVRIER 2020

La grave et douloureuse crise militaro-politique que traverse notre pays depuis quelques années, a causé la mort de milliers de nos concitoyens, des personnels des Nations Unies et des travailleurs humanitaires.

Par respect pour la mémoire des victimes innocentes, je vous invite à observer avec moi une minute de silence.

Je vous remercie.

Mes Chers Compatriotes

Chers Partenaires,

Au lendemain de mon accession à la Magistrature suprême de l’Etat, j’ai fait une place de premier choix au retour de la Paix, de la Sécurité et de la Réconciliation nationale comme pilier fondamental de notre nouvel Etat démocratique qui doit demeurer Un et Indivisible.

Mon engagement politique en faveur d’un processus de Paix durable est toujours resté prioritaire et permanent depuis ma profession de foi jusqu’à ce jour.

J’ai dit que la longue période de crise caractérisée par de multiples conflits armés doit être désormais révolue, car ces conflits armés n’ont jamais apporté de résultat positif dans le développement de notre Nation en devenir.

En revanche, ils n’ont apporté que le deuil et le désarroi dans nos foyers, ébranlé les fondements de la Nation, déshumanisé l’homme centrafricain, détruit l’économie du pays et bradé l’intégrité du territoire.

Nous avons nous-mêmes plongé notre pays dans le fond du gouffre, en voulant utiliser des voies non démocratiques pour satisfaire nos ambitions égoïstes et diaboliques ; le pouvoir pour le pouvoir, rien que le pouvoir.

Face à cette tragédie, j’ai estimé que l’unique voie dans notre nouveau contexte démocratique, et je ne le répèterai jamais assez, reste la voie de la paix et de la réconciliation nationale, et il n’y a pas d’autre alternative possible.

Aussi, dès ma prise de fonction, j’ai appelé toutes les forces vives de la Nation, les leaders politiques et les organisations de la société civile, les femmes et les hommes de bonne volonté, à une « union sacrée » pour relever cet immense défi qui est le retour à la Paix définitive pour un développement harmonieux de notre pays.

Aujourd’hui encore, je ne cesse de rencontrer à tout instant tous mes compatriotes et être à leur écoute pour qu’ensemble, la main dans la main, nous puissions trouver les voies et moyens de sortir de ce mauvais pas.

De même, ceux qui persistaient sur le chemin de la violence et de la division, je les ai toujours considérés comme des compatriotes égarés avec lesquels un dialogue franc doit être engagé afin de leur faire prendre conscience qu’ils sont dans l’erreur et de tout faire pour les ramener dans la République, afin qu’eux aussi contribuent de manière efficace et positive à la reconstruction de notre Pays et à la préservation de son unité.

Ma conviction profonde est que rien de durable et de positif ne peut se faire sans un consensus national, sans un nouveau pacte social autour des valeurs cardinales contenues dans la trilogie de notre devise nationale : l’Unité dans la Dignité du centrafricain pour un Travail déterminant.

C’est ainsi que la nécessité d’organiser un dialogue direct et franc entre le Gouvernement et les groupes armés est devenue une réalité.

Vive la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine !
Que Dieu bénisse la République Centrafricaine et son Peuple !
Je vous remercie.