La République centrafricaine traverse une période délicate. La crise de la sécurité, la crise alimentaire, les calamités naturelles, la déplorable situation économique. Mais la société fracturée est un problème le plus difficile à résoudre. Il y a un seul moyen pacifique de déterminer l’avenir du pays et de parvenir à une compréhension commune. Ce sont les élections présidentielles et législatives qui arrivent à grands pas.
Les élections sont prévues pour l’an 2020. L’Autorité Nationale des Élections (ANE) est chargée de l’organisation du processus électoral. Il est évident qu’il reste beaucoup à faire. C’est exactement pourquoi le Comité stratégique d’appui au processus électoral a été créé.
Cette décision a suscité l’indignation. Après avoir subi les attaques des opposants le Président Faustin-Archange Touadéra a osé briser le silence. Le Chef d’État a assuré que le rôle du Comité n’était pas de remplacer l’Autorité Nationale des Elections mais de mobiliser des ressources pour l’organisation des élections : « L’organisation des élections est de la responsabilité du Gouvernement avec les institutions de la République, notamment l’Autorité Nationale des Elections. Il faut l’accompagner. Quand nous manquons de ressources, c’est le Gouvernement qui doit le faire. Nous devons mettre tous nos partenaires autour de la table pour nous appuyer ». Le Président de la République a souligné que le travail de la nouvelle autorité est basé sur les principes de la transparence et de l’impartialité.
Le Président Touadéra a aussi ajouté que le Comité ne serait que responsable du suivi du processus électoral : « Nous devrions faire en sorte que tout le monde sache ce qui tourne autour des élections ».
Rappelons que ce n’est pas la première fois que les autorités centrafricaines le mette en place. Pendant les dernières élections, il y a eu un comité stratégique qui n’empêchait pas d’aller à des élections crédibles et transparentes.