Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a entamé une visite de trois jours en République centrafricaine, en accueillant 200 réfugiés nouvellement rentrés depuis la République démocratique du Congo.
Pour le rappel, le 21 novembre dernier près de 400 réfugiés centrafricains de RDC ont été accueillis à Bangui. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’un accord entre les gouvernements de la RCA et de la RDC parrainé par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés. Cependant, malgré le retour conséquent des Centrafricains sur leur sol natal, il existe un grand manque de financement. Le retour des réfugiés est un processus assez long et exige des matériels pour leur intégration harmonieuse dans la société centrafricaine. Créer les conditions d’un retour durable des réfugiés en RCA est une tâche qui appartient au HCR mais aussi à ses partenaires au développement dans le pays, à savoir le gouvernement, les organisations locales, les agences humanitaires et la communauté internationale.
Lors d’une rencontre avec le Président Faustin-Archange Touadéra, le Haut-Commissaire a évoqué les efforts nécessaires pour créer les conditions propices au retour librement consenti de réfugiés centrafricains et de personnes contraintes de fuir dans leur propre pays. Filippo Grandi a également salué la générosité de la République centrafricaine qui a accueilli quelque 7500 réfugiés, malgré les nombreux défis auxquels le pays est confronté.
« La paix, la sécurité et le développement sont les clés appuyant la décision des réfugiés et déplacés de rentrer chez eux », a déclaré Filippo Grandi. « En étroite collaboration avec le Gouvernement, les acteurs humanitaires et de développement doivent œuvrer à ce que les zones de retour deviennent plus stables, sures et autonomes, tant pour les personnes rapatriées que pour les communautés qui les accueillent. Cela signifie faciliter l’accès, dans ces zones, à l’éducation, à la santé et aux opportunités économiques. »
Grâce aux efforts du président Touadéra, les populations reviennent à la vie après une longue période de survie. Ceux qui ont dû de fuir leurs villages et villes rentrent pas à pas dans le pays d’origine.
Il y a près de 600 000 réfugiés centrafricains dans les pays voisins. Un nombre similaire reste déplacé à l’intérieur de ses frontières. Les retours librement consentis sont basés sur des décisions individuelles. Une protection continue dans les pays d’accueil ou dans les lieux de déplacement est nécessaire pour les personnes qui ne se sentent pas en sécurité pour rentrer chez elles.