Le 6 septembre 2018 à l’hôtel Ledger à Bangui le Conseiller en sécurité de la présidence centrafricaine, Valery Zakharov a initié une table ronde avec des députés centrafricains afin d’échanger sur la signature d’entente de Khartoum.
Représentant différentes sous-préfectures de la RCA (Ndélé, Birao, Kaga-Bandoro, Bambari et autres) et communautés confessionnelles, les députés ont exprimé leur gratitude à la Russie pour ses démarches dans la résolution de la crise en république. D’autre part, ils ont manifesté leurs inquiétudes par rapport au non-respect des accords signés précédemment par les groupes armés et au sujet de l’amnistie qu’ils y réclamaient. De son côté le Conseiller en sécurité a rassuré les élus présents quant aux démarches de la Russie pour le rétablissement de la paix en Centrafrique. « Aujourd’hui, à travers cette rencontre, tous les points sont débattus et certains détails nous ont été donnés. C’est à nous maintenant d’informer certains de nos collègues, les populations que nous représentons », s’est exprimé Jean-Symphorien Mapenzi, premier vice-président de l’Assemblée nationale.
Sylvain Marandji, le député de Kouango 2 a précisé : « Des mesures de coercition sont nécessaires pour garantir l’exécution des engagements par les groupes armés et le gouvernement. Peut-être que la Fédération de Russie peut utiliser son expérience dans le règlement de ces conflits, partager cette expérience avec l’Union Africaine, de sorte que cette fois toutes les parties respectent ces engagements ».
Le député rejette personnellement tous les moyens de résolution qui conduisent à la substitution des institutions nationales du pouvoir (il s’agit notamment d’assurer le maintien de l’ordre par les groupes armés avant l’arrivée des forces de sécurité gouvernementales).
Il souligne encore le fait que le conflit en RCA n’est pas religieux, tout vient de la pauvreté. Il faut lutter contre la pauvreté en stimulant l’activité économique, en exploitant les ressources et en créant des emplois.