Récemment, le ministre centrafricain des Finances Henri-Marie Dondra a declaré que son Ministère envisageait de digitaliser le système centrafricain des finances publiques. D’après le ministre, il veut que « les fonctionnaires basés dans des zones reculées ou touchées par l’insécurité puissent accéder facilement à leur salaire, mais aussi permettre aux entreprises de faire leurs déclarations d’impôts et autres paiements en ligne ». Le projet représente également une nouvelle stratégie de la Centrafrique pour lutter contre la corruption et le brigandage.
La digitalisation est financé par le FMI et la Banque mondiale est envisage de permettre prochainement le paiement numérique d’au moins 250 salaires.
Cette numérisation des flux financiers n’en est encore qu’à ses prémices et lors de son mise en oeuvre, le gouvernement sera obligé de faire face à un nombre d’obstacles. A savoir : d’abord, les contribuables centrafricains ne sont pas suffisamment conscients de la nécessité de payer ses impôts ; il faudrait donc dans un premier temps cultiver le civisme fiscal au contribuable centrafricain et mettre des mesures pour accompagner la mise à disposition de ce moyen de paiement. De plus, la disponibilité des points permettant au contribuable pour qu’à tout moment ou à tout endroit, même au fin fond d’un village, il puisse recharger son compte posera un problème puisqu’il n’existe pas pour le moment d’opérateur de services financiers digitaux en Centrafrique disposant d’un tel reseau.