Les autorités centrafricaines entendent utiliser leur diplomatie pour obtenir la levée de la suspension de leur droit de vote au sein des Nations-Unies, a declaré la ministre centrafricaine des Affaires étrangères Sylvie Baïpo-Temon.
La semaine dernière, 10 pays ont ete privés de leur droit de vote à l’ONU faute de régularisation des contributions obligatoires au budget de l’organisation. D’après la ministre centrafricaine, l’impossibilité de la Centrafrique de payer lesdites contributions s’explique par une situation financière difficile en vue de la crise que le pays est en train d’essayer de surmonter.
Mme Baïpo-Temon a declaré qu’elle trouvait la situation déplaisante :
“Lorsque vous n’avez pas droit au vote lors de certaines rencontres consacrées à certains sujets, votre pays est considéré comme absent”, a-t-elle indiqué, craignant que les autorités centrafricaines ne soient plus en mesure de plaider, lors de l’Assemblée générale de l’ONU, en faveur de la levée totale de l’embargo sur l’importation des armes.
Toutefois, la ministre a indiqué qu’elle se rapprocherait de son collègue des Finances et du Budget pour examiner la réaction devant aboutir à la levée de la décision de l’ONU, en expliquant surtout aux hauts responsables de l’ONU les difficultés du pays, qui s’est fixé pour l’heure comme priorité la sécurité.