Le 15 janvier, à Bangui, le procès des crimes commis à Bangassou en 2017 a été entamé contre Kévin Béré Béré, l’un des commandants de zone de la milice Anti-balaka de la ville, ainsi que Crépin Wakanam et 29 de leurs hommes.
Deux chefs de milice et 29 de leurs hommes sont jugés pour leur responsabilité dans le massacre en 2017 de nombreux civils et le meurtre de 10 casques bleus, dans le sud-est de la Centrafrique. Les prévenus ont apparu devant la Cour criminelle de Bangui pour « crimes contre l’humanité, crimes de guerre, pillages et meurtres, en outre, pour le meurtre de « dix casques bleus », six Marocains et quatre Cambodgiens. Entre autre, l’attaque du quartier de Tokoyo à Bangassou qui a fait plusieurs dizaines de morts et des centaines de déplacés est aussi imputée.
C’est la première session tenue cette année. Pour le rappel, la première session criminelle, pour l’année 2019, de la Cour d’appel de Bangui a eu lieu du 18 septembre au 17 octobre, avec plusieurs dossiers relatifs à des violations graves des droits de l’Homme, en lien avec le conflit qu’a connu la République centrafricaine en 2013. Un total de 29 cas seront répartis en 16 dossiers criminels allant de l’assassinat, à la rébellion, en passant par le vol à main armée et le viol.
Le principe de l’impunité zéro dans le pays encouragé par le chef de l’Etat est en train d’être mis en place. : « Que la justice soit faite et que les crimes graves ne soient pas impunis »