Le 18 décembre les Chefs d’Etat, y compris le Président de la République Faustin-Archange Touadéra, de la Communauté économique et des États de l’Afrique centrale (CEEAC) se sont réunis à Libreville dans le cadre de la 9 session extraordinaire. Ils ont adopté les nouvelles réformes institutionnelles de cette communauté. Ce sont cinq nouveaux instruments juridiques qui ont été validés dans le but de redynamiser l’organisation sous régionale pour mieux affiner son intégration régionale et continentale. Les documents finalisés ont été signés par tous les participants de la session.
Au cours de cette rencontre multilatérale, les parties ont examiné et entériné le projet de protocole du Traité instituant la Commission de la CEEAC, le projet du Conseil de paix et sécurité de l’Afrique centrale (Copax), le projet de Règlement financier, le projet de cadre organique et le projet du Statut du personnel révisé de la Communauté.
« Voilà quatre ans que, sous mon autorité, nos ministres, nos experts et le Secrétaire général de la CEEAC s’appliquent d’arrache-pied, conformément aux instructions de la seizième conférence, à élaborer les documents et textes fondamentaux, de la réforme institutionnelle, soumis ce jour, à notre haute approbation et signature », a déclaré le Président gabonais Ali Bongo.
En adoptant ces projets, les Chefs d’Etat ont également pris « l’engagement d’appliquer le mécanisme de la Contribution communautaire d’intégration (CCI), afin de garantir la mise en œuvre efficace et soutenable de la réforme institutionnelle et l’atteinte des objectifs de la communauté ». Dans ce sillage, le Sommet a instruit l’exécutif de la CEEAC à mener les consultations avec les Etats membres sur les modalités pratiques de l’application de ces réformes, mais aussi d’entamer le processus de sélection des membres de la Commission, dès la signature du traité révisé.
L’objectif des dirigeants de la région est de réformer l’institution afin de renforcer l’intégration dans cette zone, présentée comme le maillon faible de l’intégration en Afrique. Mieux encore, l’on va vers la construction, en Afrique centrale, d’une Communauté économique régionale (CER) viable et forte, dotée d’un exécutif adapté aux défis de l’heure, tout en actant une nouvelle ère pour les peuples de la zone CEEAC, notamment en matière d’intégration économique, politique et sociale.