La réunion avec le patronat centrafricain s’est tenue le 16 décembre dans la salle du conseil de cabinet de la Présidence de la République. Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange Touadéra a présidé la réunion. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement du dialogue social entre les partenaires du secteur privé centrafricain et les pouvoirs publics.
Le président centrafricain estime que c’est le patronat qui dispose de capacités à aider le Gouvernement à mettre en œuvre des politiques novatrices pour stimuler les investissements et améliorer le climat des affaires dans notre pays.
A l’occasion de la rencontre, le chef de l’Etat a rappelé les efforts qui sont déployés par le Gouvernement dont la conférence des bailleurs organisée afin de soutenir la stratégie de relèvement contenu dans le plan pour le relèvement et la consolidation de la paix (RCPCA). En outre, notre pays, a conclu un programme, soutenu par une Facilité élargie de crédit avec le FMI, où six (6) revues ont été passées avec succès. Le pays a renoué avec la croissance économique, en particulier en 2016 et 2017 où les taux étaient de 4,5%, en 2018 de 4%, en 2019, 4,5% est projeté et 5% à moyen terme. Selon le président, ce sont les secteurs secondaire et tertiaire qui ont porté cette croissance, en raison de la bonne tenue du secteur forestier, des bâtiments et travaux publics et de la reprise dans les mines, mais également de la progression des affaires en matière de téléphonie.
« Le secteur primaire peine, sous l’effet de la baisse de la production agricole, liée au déplacement des populations, victimes des conflits, alors que celles-ci sont les principales productrices des vivriers et des cultures de rente. Les réformes entreprises et les actions menées dans les différents domaines, en particulier agricole, énergétique et des infrastructures, expliquent la reprise de notre économie », a expliqué Touadéra.
Mais grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers, des actions sont en cours de réalisation. C’est ainsi que sur financement de la Banque Africaine de Développement, de la Chine, de la Banque Mondiale, du Fonds saoudien de développement, l’offre en électricité est en voie de renforcement. Toutefois, les besoins dans ce domaine sont immenses.
Les infrastructures routières sont une des priorités du Gouvernement. A cet effet, les travaux de construction de la voirie urbaine de Bangui sont réalisés sur les ressources propres du gouvernement.
Le président reconnait que les besoins de construction de notre pays sont immenses. Par conséquent, la question du climat des affaires gagne à être amélioré dans notre pays. Dans le sens de l’assainissement du climat des affaires, plusieurs chantiers sont en cours ou ont été réalisés.
Par ailleurs, le cadre juridique de certains secteurs est en cours de révision. Ainsi, le Code des investissements a été actualisé pour le rendre plus attractif, de même que le Code des Petites et Moyennes Entreprises a été voté, une loi visant à limiter le montant des indemnités de licenciement, en cas de contentieux entre salariés et entreprises a été adoptée.
Le gouvernement envisage la relecture du Code minier pour s’assurer de sa conformité avec la nouvelle règlementation régionale des changes. Le Cadre mixte de concertation Etat-secteur privé pour l’amélioration du climat des affaires sera renforcé. La conséquence de ces innovations a été le gain de quelques places dans l’indice Doing Business 2018, par la RCA. Afin de résoudre la problématique du financement du développement par le privé, nous avons promulgué la loi sur le Partenariat Public Privé en 2019. Sur la lancée, le Gouvernement s’apprête à contractualiser un projet en Partenariat Public Privé, en matière de construction d’infrastructure et d’opérations douanières.
« Nous osons ainsi espérer que de cette rencontre émergeront des partenariats concrets pour accélérer les investissements et accompagner nos ambitions de transformation structurelle et de développement socio-économique », a conclu le chef de l’Etat.