Le processus de désarmement se poursuit en RCA

8 Décembre 2019

Le 17 décembre 2018, le président Touadéra a lancé officiellement le programme de DDR (Désarmement, démobilisation et réintégration) en République centrafricaine. Ce programme implique le désarmement de 5000 à 7000 combattants.

Le 6 décembre 2019, le comité consultatif et de suivi du DDRR (Désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement) s’est tenu. Un grand nombre de questions ont été envisagées.

Le ministre en charge du DDR, Maxime Mokom, a conduit la rencontre. « Nous sommes comptables devant le peuple et les partenaires. Pour cela, j’exhorte tous les acteurs impliqués dans ce processus de faire davantage pour la réussite de ce grand DDR ».

La réticence des groupes armés à rendre les armes dans le cadre du DDR a été au coeur du débat. Ils favorisent à la place le dépôt de munitions. Nordine Mahalba, vice-président du comité consultatif et de suivi du DDRR, a fait son commentaire sur ce problème :

« Nous avons signé un accord et dedans, c’est précisé très clairement les critères d’éligibilité : l’appartenance à un groupe signataire de l’accord et le dépôt d’une arme de guerre en état de fonctionnement ou non. Et donc sur le terrain nous avons connu des difficultés en ce que certains mouvements ne fournissent que des munitions et c’est ce qu’il faut recadrer pour nous permettre d’avancer très objectivement. »

1321 hommes sont passés par la phase de démobilisation/désarmement en Centrafrique. Une partie de ces hommes vont intégrer les unités spéciales mixtes de sécurité prévues par l’accord de paix de février 2019.