L’allocution du Président centrafricain Faustin-Archange Touadéra à la 74ème session de l’Assamblée générale de l’ONU à New-York

26 Septembre 2019

Le 25 septembre le Président de la République centrafricaine Faustin-Archange Touadéra a intervenu devant la tribune des Nations Unies à New-York. Le message primordial du Président concernait l’embargo sur les armes en Centrafrique. Le leader centrafricain a exprimé le voeux de tous les Centrafricains sur la levée totale de l’embargo. Pour le Président, la levée partielle de l’embargo sur les armes étant certainement une avancée, il n’en demeure pas moins qu’elle reste injustifiée.

A ce propos, Faustin-Archange Touadéra a dit, en s’adressant au Secrétaire général des Nations Unies António Guterres :

« Sans nier notre satisfaction face à l’élan singulier donné à la dynamique de paix par la signature de cet Accord, beaucoup reste à faire.

La situation de mon pays demeure fragile malgré quelques avancées réelles. Les groupes armés continuent à s’approvisionner en matériels de guerre et en munitions par des voies illicites se rendant coupables des violations massives et répétées du droit international humanitaire et des droits de l’homme.

Mais, comme vous le savez, les forces légales et légitimes de la RCA sont les seules à être frappées d’embargo, privant ainsi l’Etat des moyens de remplir sa mission de protection des citoyens et du territoire.

Allant dans le sens du Gouvernement centrafricain, les Etats membres du Comité Consultatif Permanent des Nations-Unies, chargés des Questions de Sécurité en Afrique Centrale, ont soutenu l’appel à la levée de cet embargo lors de la 48ème réunion ministérielle de mai 2019 à Kinshasa.

Aujourd’hui, je salue le vote unanime du Conseil de Sécurité de la Résolution 2488 (2019) qui a permis d’alléger l’embargo sur les armes en faveur de nos forces de défense et de sécurité.

Toutefois, je réitère solennellement la demande du Gouvernement et aspiration légitime du Peuple centrafricain en faveur d’une levée totale de cet embargo pour permettre à l’Etat d’étendre son autorité sur l’ensemble du territoire national, en vue de la protection des populations civiles.

En effet, le rapport à mi-parcours du 15 juin 2019 soumis par mon Gouvernement démontre que les conditionnalités fixées par le Comité des sanctions ont été remplies, en plus des progrès significatifs dans le processus de réforme des secteurs de défense et de sécurité ».